Barrio pOpulo

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# Posté le samedi 07 février 2009 07:46

Un témoignage de cette fin de manifestation du samedi 17janvier, posté sur les forums de rebellyon.info

Un témoignage de cette fin de manifestation du samedi 17janvier, posté sur les forums de rebellyon.info


je reviens à peine de Perache où nous étions encerclés par les flics tout à l'heure. Je vais tenter de faire part du coté suréaliste et scandaleux de cet après midi bien qu'il fallait vraiment le voir pour le comprendre. Après avoir bloquer trés rapidement les voix des crs arrivent en nombre " restreint " ( une vingtaine ) il y a aussi des baceux et des rg. Ils commencent à nous courser sur les voix, on court à la base vers la Part Dieu mais très rapidement on décide de sortir, pensant trouver une issue on se retrouve entre un mur et une barrière encerclés par les flics ( à ce moment là il est 16h30 ) . Un lycéen ( il me semble )est interpellé ( jet de pierre soit disant ) une demi heure passe et des renforts arrivent. Ils sont à présent plus nombreux que nous ( on est 50 eux 60 ou 70 ). Et là on commence à comprendre qu'ils comptent pas nous laisser partir. Trop tard pour tenter une sortie en force. Ils commencent les contrôles. On veut pas surtout qu'on remarque rapidement qu'ils nous filment contre un mur. Ils ont contrôlé tous les garçons un à un, ceux qui résistent sont secoués. Si on refuse c'est 24 h de gardav est-on prévenu. ça dure une éternité on a froid. A la fin il reste qu'une quinzaine de meufs, on tente une sortie en force pour rejoindre les autres ( qui sont placés dans un autre cercle après leurs contrôles . Puis on y passe aussi. Tout le monde à pas eu la même chose alors je parle de mon cas : je sors ma pièce d'identité , le flic la filme ensuite il m'adosse au mur, je dois décliner mes nom prénom adresse date et lieu de naissance ( comme le flic n'est pas lettré je dois tout épelé). Ensuite un autre appelle le central pour vérifier si j'ai un casier , comme c'est pas le cas ça va. Puis au dernier moment il décide de fouiller mon sac je rechigne mais me fait malmener un peu. Il trouve rien qu'il lui plait pas et me laisse rejoindre le groupe. Ensuite deux autres filles camille et cloé refusent d'optempérer elles sont embarqués dans le fourgon , ça gueule . Encore 20 minutes passent il est 19h ça fait 2h30 que ça dure. Les lycéens gardent le morale ils font une chenille en gueulant des slogans grecs. puis elles sont relachées on peut enfin partir encercler par les flics.

Voilà suréaliste. Une action classique à laquelle j'ai souvent participer : mais j'ai jamais vu ça ! Je crois qu'il faut avouer que en chiraquie on voyait pas ça. Pour conclure je vois pas d'autre chose à dire que A BAS L'ETAT POLICIER. Mobilisons nous il faut être plus nombreux pour qu'ils ne puissent pas faire ce genre de coup de force.

Demain il serait cool d'être devant le commissariat pour la sortie du camarade qui est en gardav.
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# Posté le jeudi 22 janvier 2009 06:26

Superbe réponse du futur ministre brésilien de l'Education interrogé par des étudiants aux USA...

La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte. Pendant un débat dans une université aux États-unis, le futur ministre de l'Éducation Cristovam Buarque fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie. Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.

Réponse de M. Cristovam Buarque :
En effet, en tant que Brésilien je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.
En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité.
Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.
De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.
Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays. Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.
Si les États-Unis veulent internationaliser l'Amazonie à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts brésiliennes. Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves forestières du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école, ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.
En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !



Superbe réponse du futur ministre brésilien de l'Education interrogé par des étudiants aux USA...
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 06:33